Vous êtes à la page : Magiquement vôtre
Magiquement vôtre  Magiquement vôtre L Observatoire des Arts de l’Etre

Chères magiciennes,

(Je prie aux hommes de m’excuser de la tournure parfois féminine de mes propos et j’invite chacun chacune à aller au-delà des frontières que l’éducation et la culture ont bâti. Ici il n’y a que magie…)

 

Il y a encore quelques temps il m’était si facile de vous appeler magiciennes !


Passantes de l’Observatoire des Arts de l’Etre ou futures passantes, tout comme moi, vous caressez l’espoir de parsemer ce monde de forêts de lumière, de cours d’eau étincelants, de bouquets d’insouciance, de joies, de rires et d’émerveillements ; d’ouvrir ce monde sur un autre monde : Celui de la magie, de l’onirisme, du Tout possible. Car en vous sont la lumière, les cours d’eau étincelants, les bouquets d’insouciance, de joies, de rires et d’émerveillements. Chacune de nous est une semeuse de rêves une semeuse de Vie.

Il y a encore quelques temps il m’était si facile de vous appeler magiciennes !

Puis la magie s’en est allée de moi ou plus exactement je l’ai recouverte du voile du « fais ce qu’il y a à faire et ce qui marche », ou encore « ne sois pas dans la marge, cesse d’être une rêveuse et rentre dans le monde des grands ». J’ai voyagé entre tourments et ciels gris.
 Le château a fermé ses portes. La ville y a versé des trainées de brouillard, les chandeliers se sont couverts de poussière et leurs flammes se sont éteintes. J’ai baillé d’ennui et de morosité et me suis endormie.

Alors l’Amour, la Vie, ma raison d’Etre ont fait subrepticement leur œuvre. La magie a ressurgi, l’onirisme et le Tout possible sont venus me chercher dans leur chariot d’étoiles filantes et m’ont amenée à la campagne. Je m’y suis réveillée. Le jour jaillissait de mes nuits, j’étais fragile certes mais vivante ô combien !

Aujourd’hui le château a réouvert ses portes loin des bruits des « il faut que » des « tu dois » ou « tu ne dois pas ». Je suis son hôte et en tant que gardienne j’ai la mission de sauvegarder les rêves, nos cœurs et nos yeux d’enfants émerveillés, de vous aider à déployer vos imaginaires, à vous accueillir inconditionnellement, à aimer vos parts d’ombre comme vos parts de lumière et à oser Être. Entièrement ! Librement !

Aujourd’hui je crie haut et fort : « A vous toutes magiciennes rassemblez vos efforts, que fioles et formules magiques sortent des oubliettes, nous verrons bien qui de l’amour ou de la haine sera de loin la plus forte ».

Notre prochain stage aura lieu les 1 et 2 décembre 2018 et s’intitulera : « Même pas peur » (il ne reste à cette heure plus qu’une place).
Oui, bien-sûr nous avons peur et bien-sûr nous tremblons face aux puissances ténébreuses, celles qui nous usent en retirant les rêves de nos cœurs. Mais ne sommes-nous pas en plus que d’être magiciennes des guerrières pacifiques ? Nous traversons et nous traverserons ces zones d’ombre pour semer nos formules magiques dans le cœur de tous ceux qui osent encore rêver.

Je vous attends, impatiente et reconnaissante.

 

Magiquement vôtre

Gardienne de l’Observatoire des Arts de l’Etre